Do you speak love ?

Publié le par Lone Ghazael

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"Je t'aime" en Eperanto



 

Il existe aux Etats-Unis un laboratoire de l'amour, le “Love Lab” où sont observés des couples qui acceptent de parler de leur sujet de désaccord sous la surveillance d’une batterie d’instruments ; des caméras permettent de filmer le moindre geste, la moindre grimace et des capteurs d’enregistrer les changements du rythme cardiaque et de la tension artérielle.

 

La bonne nouvelle, il n’existe pas de relation durable sans conflit chronique. L’absence de désaccord est plutôt le signe de distance émotionnelle qui nuit à toute relation véritable. Grace à aux résultats de cette étude, ces chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient prédire la viabilité d’un couple après seulement 5 minutes d’observation avec un taux de précision de 90%.

 

Les observations ont montré l’impact de la distance émotionnelle émise par les êtres qui nous sont les plus proches sur le rythme cardiaque, la tension artérielle et la faculté à raisonner rationnellement : une fois « noyés émotionnellement », on ne peut plus s’exprimer qu’en termes d’attaque et de défense, incapable de trouver une issue au problème ou une réponse adaptée qui apaiserait la situation.

 

Parce que, sans s’en rendre compte, nous n’utilisons pas forcément les bons outils pour communiquer. Lors d’un échange à chaud nous avons tendance à critiquer plutôt que de présenter simplement le problème, ensuite à mépriser ou à utiliser le sarcasme dont on se délecte souvent intellectuellement, puis l’autre répond par l’attaque ou la contre attaque ou pire le retrait, la distance (physique ou pas) qui au lieu de mettre fin au conflit l’exacerbe encore plus jusqu’à pousser l’autre, dans les cas extrêmes,  à la violence physique.

 

Ce schéma n’a rien d’exceptionnel, qui ne s'est jamais entendu dire ou n'a déjà proféré un : « tu ne fais jamais rien, j’en ai marre de ranger à ta place » dans le registre de la critique ou « tu es ridicule » dans la catégorie du mépris ou encore renchérir quand nous nous sentons menacés et pour finir, se murer dans un silence, faire preuve d’un calme « apparent », installer une froide distance et attendre que ça se passe quand l’autre essaie d’exprimer ses sentiments, certes avec maladresse, mais aussi beaucoup de désarroi.

 

Il existe pourtant des moyens de reprogrammer notre communication et apprendre à tout dire sans violence. La méthode la plus connue est celle du psychologue M. Rosenberg « la communication non violente » dite CNV, où le jugement est remplacé par une analyse objective des faits et où l’on se concentre sur son propre ressenti plutôt que d’attaquer l’autre sur son comportement et tout ce que cela impliquet comme projections. Faire simplement part des faits,  de ses sentiment et  ses attentes.

Juger, nous ferme à l’autre et annule tout espoir de l’influencer - dans le sens de le toucher et non de le manipuler- ! Eviter d' attribuer à la personne en face des défauts ou toute velléité malsaine.

 

Communiquer émotionnellement c’est aussi savoir écouter avec le cœur, être attentif aux besoins d’autrui mais pas forcement y répondre systématiquement car cela ne se prête pas à toutes les situations, comprendre son émotion et la partager.

 

Et enfin, se demander ce que l’on peut faire pour les autres … je ne parle pas d’altruisme, ou de moralité mais tout simplement d’un besoin inné que l’être humain a à se sentir utile à son prochain.

 

Le sentiment d’être engagé dans un groupe social dans une action de bénévolat, la satisfaction du lien et d’apporter quelque chose aux autres, sont des remèdes efficaces pour le cerveau émotionnel et donc pour le corps.

 

Mais comme « charité bien ordonnée, commence par soi même … » il faut avouer que bien s’occuper des autres est la phase ultime du développement personnel. En d’autres termes, nous ne pouvons pas aimer sincèrement et sainement l’autre si l’on ne s’aime pas soi même. On ne peut pas apporter aux autres si l’on ne se réalise pas complètement soi-même. En même temps, on se construit en contact avec l’autre, on se réconcilie avec soi quand on se sent important pour quelqu’un (quel qu’il soit). Il est donc souhaitable, même nécessaire de faire les deux car l’un entraîne l’autre dans une spirale vertueuse.

 

Et si finalement le Prozac pouvait être remplacé par une grosse dose d’amour désintéressé, de relations équilibrées, d’émotions bien gérées et de mots « doux » … on peut rêver, mais aussi agir chacun à son niveau et au quotidien comme s’il s’agissait d’un programme « d’hygiène affective »

Publié dans Vie de Femmes

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