Je "t'haine", moi non plus !

Publié le par Lone Ghazael

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Dans ma vie amoureuse j’ai été amenée à croiser le Peter Pan qui refuse de grandir, le dépressif chronique en quête désespérée de l’infirmière dévouée, le charismatique manipulateur qui un jour vous fait une crasse et le lendemain les yeux ronds et doux du chat « empoté » à qui vous ne pouvez rien refuser et pour finir l’enfant qui n’a pas su guérir de sa blessure narcissique du jour où sa maman chérie a oublié de lui préparer le goûter.

 

A croire que dans chacune de ces histoires mes antennes ont capté systématiquement, et dès les premiers moments passés ensemble, la capacité de nuisance de l’autre. Mes névroses crochues ont reconnu les siennes et nous avions à chaque fois convoler pour combler nos manques, et devinez quoi, ça fini toujourd par casser.

 

Parce que j’ai essayé de comprendre et après analyse, j’en ai déduis deux grandes familles de comportements amoureux qui se soldent par un échec :

 

Celui/celle qui fait tout pour saborder la relation. Tout nouveau, tout beau, l’amour est merveilleux jusqu’à ce que ce que le bonheur soit à portée de main et là Maurice(tte) chaque jour va pousser le bouchon trop loin ; fuite, distance, agression, fortes pressions, exigence et attentes démesurées voire contradictoires… et se prouver que finalement ce n’était pas si parfait une fois que l’autre est parti.

 

Celui/celle qui reproduit à l’infini les mêmes rencontres. Malgré toutes les précautions prises pour changer de « type » notre inconscient croise celui/celle qui répondra précisément au seul schéma que l’on connaisse, que l’on maitrise. Finalement on n’était pas si près et prêt à accueillir l’inconnu(e) !!

 

Quelque soit le scénario la relation est en péril. Quelque soit le rôle joué (victime ou bourreau), il y a souffrance. Quelque soit le contexte, je sais aujourd’hui, que nous sommes tous les deux responsables de l’échec amoureux ; les relations liées sur la surface de réparation sont inéluctablement hors-jeu !!!

 

Certaines amours ont un goût de bonbon au miel fourré de fiel. Il y a beaucoup de je « t’haine » déguisés en je t’aime. Des sentiments de contrefaçon d’origine douteuse qui empoisonnent le couple.

 

La jalousie qui ne voit plus que l’objet d’amour et ignore le sujet d’amour ne prouve aucun attachement profond mais juste un manque de confiance chronique en soi. Sa grande sœur, la possessivité traduit d’un amour qui ne peut exister que si l’autre est à portée de main, de voix et du regard… démontre d’une peur panique d’être abandonné. On en arrive à la dépendance de celui qui ne peut se retrouver seul face à lui-même. Ce profil est un « mur à varappe » pour manipulateur, et devinez quoi, il finit toujours par le rencontrer et c’est l’escalade sado-maso.

 

Et puis il y a le bon samaritain à qui on donnerait le bon dieu sans « concession ». C’est l’amant(e) qui nous veut du bien, qui nous noie de conseils que l’on n’a pas demandé, qui répond au moindre désir avant même de l’avoir exprimé. On sait comment l’histoire se termine…. mal, car aucun amour ne survit à l’étouffement par surprotection !!!

 

Sans oublier le/la passionné(e), qui ne se retrouve que dans l’amour HYPER intense, original, émotionnel, le vrai le PARFAIT … juste impossible. Mais l’amour parfait n’est pas rare, il n’existe pas et c’est la grande désillusion.

Le couple est une construction sur terrain inconnu. Rien n’est immuable dans une relation sauf le changement. Pour ces raisons il faut apprendre à jouer du curseur entre la place accordée et prise, la liberté volée et offerte, les besoins et l’envie, les attentes et les exigences… et si l’un passe par une phase obscure, l’autre doit prendre ses responsabilités et ne pas choisir la solution de facilité : laisser faire, pourrir la situation et enterrer le couple sans scrupules ni culpabilité en se disant que finalement je ne suis pas responsable de cet échec.

 

Pour finir une règle du Bescherelle amoureux pour vous donner plus de chance de réussir l’une des plus belles épreuves de la vie


A titre indicatif apprenez dès à présent à conjuguer l’amour à l’Imparfait. Ne composez plus avec le passé et vous le verrez grandir dans un futur simple. L’Inconditionnel est impératif à sa réussite !

Publié dans Vie de Femmes

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vesco 20/10/2010 02:20


Tout simplement délicieux, j'adore votre plume. Je me reconnait dans certains passages.