Une chasseuse sachant chasser ...

Publié le par Lone Ghazael

La première partie du manuel traitait du savoir-être d’une bonne chasseuse, voici les 5 préceptes du savoir-faire pour une bonne chasse à l’homme.

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Leçon numéro 6 : savez-vous trouver le bon gibier ? Une chasseuse sachant chasser, chasse un chasseur de premier choix. Pour un safari urbain réussi, rien de mieux que d’appliquer les règles de marketing de base : Étude de marché qui passe au crible l’adéquation entre le produit, le lieu de vente, le prix et l’effort vous voulez y consacrer. Soigner les apparences en fonction de la cible visée. Accepter les invitations. Investir les lieux publics et user du bitume : Cafés, resto, boite, ciné, théâtre dans les milieux et quartiers qui correspondent au gibier recherché et les goûts que vous cultivez.

 

Leçon numéro 7 : savez-vous reconnaitre un bon coup ? Celui qui vous fait rire et vous donne envie de le découvrir au sens propre et figuré. Celui qui au premier baiser vous enivre, prélude d’une alchimie des fluides. Celui qui aime votre corps et vous le fait « subtilement savoir » quand se dresse sa droite à la seule vue de vos courbes. C’est un homme qui aime les femmes, transpire la virilité, exacerbe sa sensibilité, joue avec finesse du curseur entre force et douceur. Celui qui est endurant, sait se retenir et jouir à bon escient. C’est celui qui vous plait physiquement et qui vous fait fantasmer peu importe les critères de beauté. C’est celui qui est de taille… à la verticale comme à l’horizontale et même du mental.

 

Leçon numéro 8 : Savez-vous faire l’amour comme une chasseuse ? Vous l’avez compris, il s’agit là du seul et unique but de la chasseuse. Surtout pas s’embarrasser de sentiments et encore moins d’un conjoint pour la vie. On veut passer un bon moment d’excitation sexo-intellectuelle et trop point « nympho ». La chasseuse n’a de limite que son imagination et ses envies et sait imposer ses goûts et son rythme. Il faut prendre le temps d’explorer les positions, les lieux, le corps. Les accessoires sont les bienvenus. UN seul bémol, ne pas paraitre affamée, laisser quelques idées de côté pour les fois d’après et DOSER les ardeurs au risque de faire peur.

 

Leçon numéro 9 : savez-vous faire revenir le gibier ? Même une fois consommé et surtout si le plat était réussi, arrangez-vous pour le faire revenir entre vos griffes, une deuxième fois, suivi d’une troisième –car il y a jamais 2 sans 3-… Après ça espacez, passez à un autre car il y a risque de chute amoureuse. La clé, est que les hommes affectionnent aussi ce sport à hauts risques. Faites en sorte qu’il ait envie de vous reconquérir qu’il vous « chasse » à son tour pour pouvoir assouvir ses besoins les plus primitifs entre vos draps.

 

- 1ère règle, être assez bonne pour non seulement lui donner envie de recéder à vos charmes mais surtout lui faire comprendre tout le potentiel qui lui reste à apprécier.

 

- 2e règle, ne pas rappeler ou alors avant un bon moment.

 

- 3eme règle, il n’est pas le seul et ne sera jamais seul sur la liste… une façon comme une autre de cultiver le désintéressement : une femme détachée est bonne à lier.

 

Leçon numéro 10 : savez-vous virer un mauvais gibier ? Il arrive, malgré une intuition aiguisée, de se tromper. Une fois n’est pas coutume, vous vous retrouverez avec un quasi-puceau ou au contraire avec celui qui croit avoir tout compris aux femmes ; dans les deux cas ennui assuré. Qu’une chose à faire : avec doigté et fermeté, vous le renvoyez, manu militari, dans les jupons de sa mère, le divan de son psy ou les bras de son ex… dites vous que vous ne pouvez rien pour lui, vous n’êtes ni sa baby-sitter ni son thérapeute. Il y a des spécialistes pour ça et vous n’avez pas de temps à perdre.

 

Et le mot de la « faim » :

 

Parce que « la légère à apprivoiser » est plus coutumière des oiseaux volages que des dorures de cages, son seul leitmotiv est de prôner une vie sensuelle libre. Mais Freud disait « les phobiques de l’engagement sont justement ceux qui se savent éminemment fusionnels prêt à « plonger »" . C’est bien là que réside le paradoxe de la chasseuse ; elle fuit l’amour avant qu’il ne se sauve et se réfugie dans de beaux bras sans lendemains de peur de souffrir.

 

Cette chronique a été rédigée initialement pour le compte d'Un Blog Nommé Désir (Vivolta)

Publié dans Vie de Femmes

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